Bien-être

12 octobre 2020

Les bonnes habitudes alimentaires de l’automne


Cette  saison regorge de délices pour vos papilles.
Qui pourrait résister à l’odeur des marrons grillés ?
Faites le plein d’énergie avec les fruits secs (noix, noisettes) dans vos salades et en  dessert.
Grignotez les fruits séchés tels que abricots secs, figues, dattes, raisins.
Concoctez des tisanes antiseptiques et n’oubliez pas de consommer des fruits et agrumes riches en vitamine C.
Vous lutterez contre les coups de pompe et les infections de saison, en faisant entrer tous ces trésors de l’automne dans votre cuisine.
 
Les potimarrons et citrouilles
 
Symbole d’Halloween en raison  de la légende mettant en scène le personnage de Jack O Lanterne, héros d’un conte irlandais qui fut condamné à marcher avec sa lanterne jusqu’au  jugement dernier, la citrouille  est évidée et découpée. Avec sa bougie, elle devient lumineuse et éclaire les maisons le soir d’Halloween.
Citrouilles, potirons et potimarrons font partie de la famille des cucurbitacées au même titre que les melons et concombres et sont parfaitement comestibles.
Ma préférence va au potimarron, qui puise son nom de la contraction de potiron dont il est le plus proche cousin et marron, en raison de sa saveur rappelant celle du marron. C’est donc à juste titre qu’on le surnomme courge-châtaigne.
Les vertus du potimarron.
Fort dense, contenant très peu d’eau, contrairement aux autres courges, sa teneur en vitamines A, C, D, E, est exceptionnelle. Une première bonne raison de l’associer à notre alimentation.  Le potimarron  contient également de nombreux oligo-éléments en forte concentration, phosphore, calcium, magnésium, mais aussi du fer, potassium, silicium, sodium. De plus, il contient de nombreux acides aminés essentiels,  des amidons et une grande concentration de sucres naturels. Et la cerise sur le gâteau, sa teneur en carotène ou provitamine A, est deux fois plus importante que dans la carotte. Le potimarron est donc un aliment de prédilection pour la vision, la beauté et la santé de la peau et est préventif contre le cancer. Autant de raisons pour l’inscrire régulièrement à  vos menus d’automne!
Comment le cuisiner ?
la soupe au potimarron : un potimarron de taille moyenne, un blanc de poireau, un oignon, 2 gousses d’ail, persil, thym, clous de girofle, feuille de laurier, du bouillon de légume. Après cuisson, mixer en ajoutant à votre convenance une belle noix de beurre ou un peu de crème fraîche ou mieux de la crème végétale.
Mais il existe plein de délicieuses recettes mettant en scène le potimarron : des tartes au potimarron sucrées ou salées, des cakes là  aussi sucrés ou salés, des potimarrons farcis  à la viande, à la truite,  ou façon végétarienne au riz ou au quinoa, mais aussi des gratins, de la purée, et pourquoi pas en crudités tout simplement à la manière des carottes râpées.
Les graines de courges
Lorsque vous cuisinez potimarrons et autres courges, ne jetez  surtout pas les  graines ! Faîtes les sécher. Elles sont particulièrement bénéfiques pour prévenir l’hypertrophie bénigne de la prostate en améliorant le confort du système urinaire. Les pépins de courge ne sont pas uniquement réservés aux hommes, ils contribuent également à améliorer le confort urinaire chez la femme sujette aux fuites urinaires. On reconnaît aussi des vertus vermifuges aux pépins de courges luttant contre les parasites des intestins. Les pépins de courge font également baisser la pression artérielle. Enfin la richesse en fer et autres oligoéléments présents dans les  graines de courge permettent de lutter  contre l’anémie, la fatigue et renforcent le système immunitaire, ce qui est non négligeable à l’approche de la froide saison.
Concernant la prévention de l’hypertrophie de la prostate, je recommande particulièrement d’associer la prise d’une cuillerée à soupe de graines de courge par jour avec un verre de jus de grenade et un oignon cru ou cuit, et ceci dès la cinquantaine.
 
Les premiers  marrons


 
Riches en manganèse, cuivre, phosphore et fer. Toutefois pour bénéficier de l’apport en fer, il faut y associer de la vitamine C et la consommer crue.
Les glucides du marron sont essentiellement composés d’amidon résistant, il a un effet protecteur pour la santé du côlon. Il protège efficacement du cholestérol et du risque de diabète sans insuline.
On peut utiliser la farine de châtaigne pour faire des préparations sans gluten.
Grâce à son apport en phosphore, le marron est important pour l’os et le cerveau. Il contient également de la vitamine B9 nécessaire pour la constitution de l’ADN, qui stimule l’immunité et protège les neurones.

Les tisanes antiseptiques
Quelques tisanes à retenir pour stimuler notre immunité :
 
Le thym (thymus vulgaris) 
 
Il a des propriétés neuro-végétatives importantes qui rendent le terrain peu favorable au développement des infections.
Attention toutefois à ne pas en abuser si vous souffrez d’hypertension ou glaucome.
Une consommation sur 5 jours par exemple suffit.
Ne pas prendre le soir, car risque d’insomnie.
Privilégiez la prise le matin et midi
 
Le romarin (rosmarinus officinalis)
 

 
Pratiquement aussi puissant que le thym combat les infections  et lutte aussi contre les douleurs. Contrairement au thym il vous aidera à vous endormir.
Privilégiez la prise l’après-midi et le soir.
 
La cannelle (cinnamomum zeylanicum)


 
Anti-infectieux puissant, autant bactérien que viral.
Elle est très efficace contre les mycoses digestives.
Mettez 1 bâton ou 1 c à café de cannelle pour une tasse d’eau froide, portez à ébullition, puis laissez frémir 5 mn, et éteignez le feu pour laisser infuser encore 10mn.
 
Le gingembre (zingiber pfficinalis)


 
Frais est encore à ajouter à toutes les tisanes citées précédemment, en cas de fièvre.
Il tonifie l’organisme ce qui lui permet de lutter contre les éléments inducteurs de la fièvre et sert à tuer les virus et les bactéries.

Les vertus de la ruche


 
La propolis, comme un antibiotique naturel.
Pour les maux de gorge, l’utiliser en spray, c’est radical quand on a mal car elle allie les propriétés anesthésiantes aux propriétés antiseptiques
Le miel, pour éloigner les virus et microbes.
Le miel est constitué de glucose et fructose.
Le glucose est un sucre qui a besoin d’insuline pour entrer dans les cellules, son excès de consommation favorise l’hyperinsulinisme qui, par différents mécanisme, fragilise le terrain et favorise les infections. Ce n’est pas le as du fructose, c’est en partie pour cette raison qu’il est préférable e de consommer du miel foncé qui est très concentré en fructose .
N’hésitez pas à utiliser le miel foncé pour édulcorer vos tisanes antiseptiques, car il augmentera le pouvoir antibactérien de votre tisane.
A consommer de préférence en dehors des repas car il bloque la digestion et entraîne flatulences et ballonnements à cause de  sa contenance riche en acide formique inhibiteur des enzymes de la digestion.

Le plein en vitamine C


 
Citrons, kiwis, oranges, argousiers mais aussi persil, choux ont des propriétés  anti oxydantes
Une alimentation riche sera bénéfique principalement pour une protection hivernale.
Les agrumes seront consommés  principalement à 17h.
 
Petite aromathèque 


 
Huiles essentielles de lavande, eucalyptus, thym à vaporiser dans vos intérieurs pour affronter l’humidité et les coups de froid.
Huile essentielle de ravintsara , puissant antibactérien